{"id":10772,"date":"2026-03-19T18:07:57","date_gmt":"2026-03-19T17:07:57","guid":{"rendered":"https:\/\/butterfly-editions.com\/?page_id=10772"},"modified":"2026-03-19T18:07:58","modified_gmt":"2026-03-19T17:07:58","slug":"decouvrez-les-premieres-pages-de-trappers-love-par-azalyne-margot","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/butterfly-editions.com\/index.php\/decouvrez-les-premieres-pages-de-trappers-love-par-azalyne-margot\/","title":{"rendered":"D\u00e9couvrez les premi\u00e8res pages de \u00ab\u00a0Trapper&rsquo;s Love\u00a0\u00bb par Azalyne Margot"},"content":{"rendered":"\n<h1 class=\"wp-block-heading has-text-align-center has-palette-color-2-color has-text-color has-link-color has-large-font-size wp-elements-e5bee78140183312d46518067a80975b\">D\u00e9couvrez en exclusivit\u00e9 les premi\u00e8res pages de \u00ab\u00a0Trapper&rsquo;s Love\u00a0\u00bb par Azalyne Margot !<\/h1>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-28f84493 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\" style=\"flex-basis:33.33%\">\n<figure class=\"wp-block-image alignfull size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"785\" src=\"https:\/\/butterfly-editions.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/1773939821-1024x785.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-10774\" srcset=\"https:\/\/butterfly-editions.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/1773939821-1024x785.png 1024w, https:\/\/butterfly-editions.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/1773939821-300x230.png 300w, https:\/\/butterfly-editions.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/1773939821-768x589.png 768w, https:\/\/butterfly-editions.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/1773939821-400x307.png 400w, https:\/\/butterfly-editions.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/1773939821.png 1500w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\" style=\"flex-basis:66.66%\">\n<p class=\"has-text-align-center has-small-font-size\"><strong>Elle voulait fuir l\u2019amour. Il avait jur\u00e9 de ne plus jamais y croire.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-small-font-size\">Quand Agate surprend son compagnon dans les bras d\u2019une autre, tout s\u2019effondre. Bris\u00e9e, elle accepte \u00e0 contrec\u0153ur un reportage en Alaska, loin de tout. Elle y rencontre Flynn, trappeur I\u00f1upiat au charisme indomptable\u2026 Un homme capable de bouleverser tous ses rep\u00e8res.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-small-font-size\">Forc\u00e9s de cohabiter dans une cabane isol\u00e9e, ils se d\u00e9fient, se repoussent\u2026 avant de se d\u00e9couvrir.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-small-font-size\"><em>Entre col\u00e8re, attirance et renaissance, ils devront apprendre qu\u2019en Alaska, le feu le plus dangereux n\u2019est pas celui qu\u2019on allume pour se r\u00e9chauffer\u2026<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-small-font-size\" style=\"line-height:1.2\"><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"606\" height=\"236\" src=\"https:\/\/butterfly-editions.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Image1-1.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-10775\" srcset=\"https:\/\/butterfly-editions.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Image1-1.png 606w, https:\/\/butterfly-editions.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Image1-1-300x117.png 300w, https:\/\/butterfly-editions.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Image1-1-400x156.png 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 606px) 100vw, 606px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left has-large-font-size\">Agate<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group roman is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<p class=\"roman\"><em>14 f\u00e9vrier \u2026<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Du fond de mon placard, je balance par-dessus mon \u00e9paule tout ce qui me tombe sous la main. T-shirts, chaussettes solitaires, slips, un pantalon que je n\u2019ai pas mis depuis deux ans, voire trois&nbsp;? Je m\u2019en fous&nbsp;! Je ne r\u00e9fl\u00e9chis plus, \u00e7a s\u2019arr\u00eate&nbsp;! Maintenant, j\u2019agis&nbsp;! L\u2019arc-en-ciel de fringues reprend du service, s\u2019amassant dans la valise ouverte sur le sol.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Joyeuse Saint-Valentin, Agate&nbsp;! ironis\u00e9-je, la t\u00eate plong\u00e9e dans mes habits.<\/p>\n\n\n\n<p>Ne trouvant plus rien \u00e0 jeter, \u00e0 part les rayonnages de l\u2019armoire, je me retourne pour voir l\u2019ampleur de ma frustration : une montagne de tissus multicolores. En d\u2019autres circonstances, je l\u2019aurais presque trouv\u00e9e artistique, pourtant, pas en ce moment. Une partie de ma jeunesse s\u2019est envol\u00e9e avec cet imb\u00e9cile et je ne le supporte pas&nbsp;! Attention, je ne me consid\u00e8re pas vieille, malgr\u00e9 ce que r\u00e9p\u00e8te ma m\u00e8re en parlant de mon horloge biologique. J\u2019ai vingt-huit ans et toutes mes dents&nbsp;! D\u2019accord, le jeu de mots sonne creux\u2026 comme ma vie depuis maintenant une heure et sept minutes.<\/p>\n\n\n\n<p>Je me saisis de la partie la moins pleine de la valise, puis la rabats sur l\u2019autre moiti\u00e9. Enfin, j\u2019essaie&nbsp;! Comment l\u2019expliquer&nbsp;? Faire rentrer un Everest de v\u00eatements dans mon bagage para\u00eet perdu d\u2019avance\u2026 Voil\u00e0 la tentative d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e que j\u2019esp\u00e8re atteindre en moins de trente minutes. Car, oui, il me reste trente minuscules minutes avant que ce connard ne rentre&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>En position semi-accroupie, mes genoux en appui sur la partie dure, je presse de tout mon poids sur le compartiment. Clairement, la masse ne bouge pas d\u2019un poil. Je poursuis ma mission en m\u2019asseyant carr\u00e9ment dessus. Me voil\u00e0 chancelante sur une masse qui bouge comme un pouding. Je rebondis afin de tasser mes affaires. Une fois, deux fois, trois\u2026 je me retrouve la t\u00eate \u00e0 l\u2019envers&nbsp;! J\u2019effectue une roulade, m\u2019\u00e9crase le nez contre le sol avec, comme couvre-chef, un vieux pull que je croyais perdu.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Merde&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Je me redresse p\u00e9niblement, emp\u00eatr\u00e9e dans des tissus qui passent du stade de \u00ab\u2009haute couture\u2009\u00bb \u00e0 celui de lianes. Je grogne, marmonne des choses incompr\u00e9hensibles, m\u2019accroche \u00e0 l\u2019\u00e9tag\u00e8re o\u00f9 s\u2019alignent nos photos de vie. Je d\u00e9visage un moment ces sourires fig\u00e9s sur le papier glac\u00e9, n\u2019arrivant pas \u00e0 me reconna\u00eetre. Qui est donc cette femme aux cheveux blonds dont le regard p\u00e9tille de bonheur&nbsp;? Sans parler de cette main pos\u00e9e, non, accroch\u00e9e au bras puissant de ce trou du c\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>La sonnerie de mon t\u00e9l\u00e9phone interrompt mes pens\u00e9es. Je bougonne tout en me dirigeant vers le coupable qui tra\u00eene sur le lit. Sur l\u2019\u00e9cran de mon Android s\u2019affiche le num\u00e9ro de mon patron. Parler \u00e0 Calvin me r\u00e9pugne en cet instant, mais mon travail s\u2019av\u00e8re tout ce qui me reste. Je ne peux pas me permettre de le perdre aussi\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Mes paupi\u00e8res se ferment, j\u2019inspire profond\u00e9ment pour essayer \u2013 je dis bien essayer \u2013 de trouver, au plus profond de moi, une once de calme. Ce qui n\u2019est vraiment pas gagn\u00e9&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Bonjour, Calvin&nbsp;! le salu\u00e9-je agac\u00e9e, r\u00e9alisant que ma <em>zen attitude <\/em>s\u2019\u00e9vapore d\u00e9j\u00e0.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Agate&nbsp;! s\u2019exclame-t-il sans pr\u00eater attention \u00e0 mon intonation. Je savais bien que j\u2019arriverais \u00e0 te joindre aujourd\u2019hui.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Que puis-je pour toi en ce jour de Saint-Valentin&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019esp\u00e8re qu\u2019il aura compris le message. Mince, qui emmerde les gens le jour de la f\u00eate des amoureux&nbsp;? \u00c0 part Calvin&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Fais tes bagages, tu embarques pour l\u2019article de ta vie&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Comment \u00e7a&nbsp;? questionn\u00e9-je septique.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Devine qui a \u00e9t\u00e9 choisi pour commencer la nouvelle s\u00e9rie de reportages&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Je n\u2019en sais rien\u2026 soupir\u00e9-je en levant mon regard au ciel face \u00e0 son \u00e9nigme.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Toi, \u00e9videmment&nbsp;! s\u2019enthousiasme-t-il. Je t\u2019attends, demain matin, \u00e0 sept heures, au bureau pour te remettre le billet d\u2019avion flexible ainsi que toutes les informations dont tu auras besoin pour interviewer Flynn Johnson. Et surtout, n\u2019oublie pas de cr\u00e9er ton ESTA<a href=\"#_ftn1\" id=\"_ftnref1\">[1]<\/a>, tu embarques d\u00e8s que tu re\u00e7ois la validation !<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Un billet d\u2019avion&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Bah oui&nbsp;! Comment veux-tu te rendre en Alaska&nbsp;? pouffe-t-il.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Attends&nbsp;! En Alaska&nbsp;?! m\u2019\u00e9cri\u00e9-je d\u2019une voix aigu\u00eb.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Ne me dis pas que tu n\u2019as rien \u00e9cout\u00e9 de la r\u00e9union de vendredi&nbsp;dernier ? Le directeur nous a expos\u00e9 le lancement des reportages sur les cultures \u00e0 travers le monde.<\/p>\n\n\n\n<p>Mes l\u00e8vres se tordent dans un rictus coupable. Ce jour-l\u00e0, j\u2019ai pass\u00e9 une partie de la r\u00e9union absorb\u00e9e par mon t\u00e9l\u00e9phone, \u00e0 chercher la tenue parfaite pour ce soir. Mon c\u0153ur balan\u00e7ait entre la nuisette noire tr\u00e8s transparente ou le deux-pi\u00e8ces en dentelle rouge passion. Ce d\u00eener tr\u00e8s sp\u00e9cial devait c\u00e9l\u00e9brer l\u2019anniversaire de notre rencontre&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Toute femme normalement constitu\u00e9e note les dates qui marquent la vie de son couple.<\/p>\n\n\n\n<p>Le premier baiser, la premi\u00e8re fois sur le lit, sur la table de la cuisine ainsi que sur le canap\u00e9 : 28 f\u00e9vrier. Premier souper aux chandelles : 6 mars. Rencontre des beaux-parents : 11 avril. Premi\u00e8re dispute, mais aussi premi\u00e8re r\u00e9conciliation sur l\u2019oreiller : 22 septembre. Demande d\u2019emm\u00e9nagement ensemble : 6 octobre.<\/p>\n\n\n\n<p>Donc, d\u00e9sol\u00e9e si j\u2019avais la t\u00eate ailleurs lors de cette r\u00e9union o\u00f9, de toute fa\u00e7on, tout le monde a fini par s\u2019endormir tellement le directeur s\u2019av\u00e8re assommant.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;D\u2019apr\u00e8s ton silence, j\u2019en d\u00e9duis que tu es ravie de ce d\u00e9part&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Oui\u2026 heu, non&nbsp;! Tu ne pourrais pas trouver quelqu\u2019un d\u2019autre pour ce voyage&nbsp;? Vois-tu, en ce moment, eh bien, mes circonstances personnelles rendent \u00e7a difficile. J\u2019ai des tonnes de choses sur le feu, argument\u00e9-je en regardant le d\u00e9sordre qui r\u00e8gne autour de moi.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Agate, Agate, susurre-t-il \u00e0 l\u2019autre bout du combin\u00e9. Tu n\u2019as pas compris, il n\u2019y a pas d\u2019alternative. Le directeur nous offre une occasion en or, je ne reviendrai donc pas sur ma d\u00e9cision. Tu montes dans cet avion ou ta carri\u00e8re s\u2019effondre avant m\u00eame de d\u00e9coller. Tu ne voudrais tout de m\u00eame pas finir comme cette pauvre Genevi\u00e8ve\u2026 Un burn-out peut si vite arriver. \u00c9videmment, le choix t\u2019appartient&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>Je laisse \u00e9chapper un soupir silencieux d\u2019entre mes l\u00e8vres, la boule au ventre. Calvin se montre fourbe comme un serpent et, malheureusement, Genevi\u00e8ve en a fait les frais. Apr\u00e8s des mois \u00e0 travailler comme une dingue, sous pression constante, elle a fini par d\u00e9missionner.<\/p>\n\n\n\n<p>Comment peut-on prouver le <em>mobbing<\/em><a href=\"#_ftn2\" id=\"_ftnref2\"><sup>[2]<\/sup><\/a> quand il n\u2019y a pas de preuves&nbsp;? \u00c0 aucun moment, je ne souhaite devenir sa prochaine victime.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;C\u2019est bon, j\u2019accepte de partir, confirm\u00e9-je \u00e0 contrec\u0153ur.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Parfait&nbsp;! Passe demain matin, \u00e0 sept heures, n\u2019oublie pas. Bref, ma copine m\u2019attend pour aller au restaurant. Saint-Valentin oblige ! Amuse-toi bien avec ton \u00ab petit-ami \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Je l\u00e8ve les yeux vers le plafond tout en secouant la t\u00eate, d\u00e9pit\u00e9e. Malgr\u00e9 nos cinq ann\u00e9es de vie commune, Calvin pense encore que ce salopard qui partage mon existence sort de mon imagination. J\u2019aimerais pouvoir lui r\u00e9v\u00e9ler quel connard il demeure, malheureusement, il reste mon sup\u00e9rieur. Sans un mot de plus, il raccroche. Je regarde quelques secondes mon Android, puis le lance sur le duvet. Je n\u2019ai pas de temps \u00e0 perdre avec ce voyage ou avec Calvin. L\u2019urgence en cet instant, c\u2019est de quitter ce lieu avant qu\u2019<em>il<\/em> ne revienne. Plus que dix minutes&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Je r\u00e9cup\u00e8re un sac-poubelle, le remplis du surplus d\u2019habits, puis r\u00e9ussis p\u00e9niblement \u00e0 tirer la fermeture \u00c9clair de cette foutue valise. Elle p\u00e8se une tonne et semble \u00e0 deux doigts d\u2019exploser, mais qu\u2019importe, elle se ferme enfin&nbsp;! Dans un sac de sport, j\u2019enfourne mes objets personnels auxquels je tiens. Mes pas me guident jusqu\u2019\u00e0 nos photos. Nous devant le Mont-Saint-Michel. Lors d\u2019un pique-nique au bord d\u2019un \u00e9tang. Pendant un souper de No\u00ebl chez ses parents. Au mariage de sa s\u0153ur. Cinq ans de bonheur et d\u2019amour qui disparaissent en quelques secondes. Que ne donnerais-je pas pour pouvoir revivre ces instants&nbsp;? Pour me gaver, me so\u00fbler de cette joie que j\u2019ai ressentie, qui me fait d\u00e9faut en ce moment\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Une larme coule le long de ma joue. Je ne prends m\u00eame pas la peine de l\u2019essuyer, car je sens que d\u2019autres suivront bient\u00f4t, malheureusement.<\/p>\n\n\n\n<p>Je pose le sac \u00e0 mes pieds, puis recueille d\u00e9licatement les cadres dans mes bras. D\u2019un pas rapide, je me dirige vers la salle de bains. Cette derni\u00e8re d\u00e9ploie sa grandeur avec ses doubles vasques et sa spacieuse baignoire. Des bougies ornent chaque coin afin de rendre l\u2019endroit chaleureux. Un lieu que nous aimons beaucoup. Un havre de paix o\u00f9 nous laissions libre cours \u00e0 nos \u00e9bats. L\u2019image de nos corps couverts de mousse s\u2019impose dans mon esprit. Ses mains qui remontent doucement le long de mes c\u00f4tes, puis qui viennent \u00e9pouser, presser le galbe de mes seins. Nos g\u00e9missements qui rebondissent sur le carrelage blanc quand nos hanches se rejoignent, s\u2019assemblent et s\u2019\u00e9loignent pour ensuite recommencer. Les vagues qui d\u00e9ferlent et inondent le sol en m\u00eame temps que celle de la jouissance.<\/p>\n\n\n\n<p>Un soupir m\u2019\u00e9chappe en r\u00e9alisant que ces souvenirs appartiennent d\u00e9sormais au pass\u00e9. T\u00eate baiss\u00e9e, je d\u00e9pose les photos au fond de la baignoire. J\u2019ai besoin d\u2019une petite c\u00e9r\u00e9monie, d\u2019un adieu afin de commencer\u2026 Commencer quoi&nbsp;? Mon futur va se r\u00e9sumer \u00e0 de longs mois affal\u00e9e sur un canap\u00e9 \u00e0 m\u2019empiffrer de glace \u00e0 la mangue tout en regardant film romantique sur film romantique. Voil\u00e0 ce qui m\u2019attend&nbsp;! Bien \u00e9videmment, apr\u00e8s avoir r\u00e9gl\u00e9 cette histoire de voyage. Je jette un coup d\u2019\u0153il \u00e0 ma montre : cinq minutes. J\u2019esp\u00e8re qu\u2019<em>il<\/em> sera en retard pour une fois, surtout qu\u2019il a une bonne raison, d\u2019apr\u00e8s ce que j\u2019ai vu&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Une bouff\u00e9e de col\u00e8re \u00e9clipse temporairement ma tristesse et m\u2019oblige \u00e0 me bouger. Je retourne en courant dans notre chambre \u00e0 coucher pour m\u2019emparer de toutes ses chemises, ses cravates et ses costards. Je ne prends m\u00eame pas la peine d\u2019enlever les cintres. Le tout tombe sans gr\u00e2ce sur les cadres photo. Puis, les dents serr\u00e9es, je me pr\u00e9cipite dans la cuisine. Il me faut mon produit miracle. En plus, j\u2019ai une chance folle, il y a eu une promotion en d\u00e9but de semaine, j\u2019en ai donc achet\u00e9 deux pour le prix d\u2019un. Si j\u2019avais su, je crois bien que j\u2019en aurais pris quatre&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Le sourire aux l\u00e8vres, je d\u00e9visse les bouchons, puis d\u00e9verse leur contenu sur ses habits, une bouteille dans chaque main. Fascin\u00e9e, j\u2019observe l\u2019eau de Javel s\u2019infiltrer dans les mailles des tissus, m\u00e9langer et dissoudre les couleurs dans une gr\u00e2ce digne des grands artistes peintres. Enfin, cette rivi\u00e8re aux teintes mornes glisse sous les vitres des cadres pour effacer \u00e0 jamais nos instants de joie. En v\u00e9rit\u00e9, depuis que j\u2019ai vu cette vengeance \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision, j\u2019ai toujours r\u00eav\u00e9 de pouvoir \u00e0 mon tour l\u2019ex\u00e9cuter. C\u2019est chose faite. Pourtant, je n\u2019arrive pas \u00e0 ressentir l\u2019euphorie que jouait l\u2019actrice. \u00c0 la place, seul un vide sid\u00e9ral s\u2019installe en moi.<\/p>\n\n\n\n<p>Je m\u2019assieds sur le rebord de la baignoire, les coudes pos\u00e9s sur mes genoux, mon visage reposant dans mes mains. Je me sens perdue, bris\u00e9e. Quoi que je fasse, ce n\u2019est pas pr\u00e8s de s\u2019arranger.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Mamour, je suis rentr\u00e9&nbsp;! crie-t-<em>il<\/em>, comme tous les jours depuis le pas de la porte.<\/p>\n\n\n\n<p>Je me redresse comme piqu\u00e9e par une nu\u00e9e de frelons. Mon c\u0153ur tambourine dans ma poitrine \u00e0 une vitesse folle. Le voil\u00e0 ! Mes mains deviennent moites, mon regard balaie la salle de bains. J\u2019ai l\u2019impression de devenir une enfant sur le point de subir une r\u00e9primande. Pourtant, je n\u2019ai pas amorc\u00e9 les hostilit\u00e9s&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Agate, tu es l\u00e0&nbsp;? demande-t-il.<\/p>\n\n\n\n<p>Ma bouche s\u2019ass\u00e8che. Je n\u2019arrive pas \u00e0 prononcer le moindre mot. Seul un g\u00e9missement, tel un animal bless\u00e9, s\u2019\u00e9chappe de ma gorge. Il faut que je sorte d\u2019ici. Il est imp\u00e9ratif que je prenne mes affaires, que je fiche le camp de cet appartement qui pue la trahison. Tandis que mes pas franchissent la porte de la salle de bains, ce connard imbu de lui-m\u00eame s\u2019\u00e9lance vers moi, paniqu\u00e9. Il pose ses mains sur mon corps pour v\u00e9rifier que tout va bien et finit par m\u2019enlacer.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Que s\u2019est-il pass\u00e9&nbsp;? On a \u00e9t\u00e9 cambriol\u00e9s&nbsp;? Tu n\u2019as rien, toi&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Je secoue la t\u00eate tout en m\u2019\u00e9chappant de son emprise. M\u00eame son eau de Cologne m\u2019insupporte. Non, je me mens. J\u2019aimerais me r\u00e9fugier \u00e0 nouveau dans ses bras. Laisser sa chaleur m\u2019envelopper, son odeur m\u2019enivrer. Je sens mes d\u00e9cisions fondre comme neige au soleil. Je g\u00e9mis de douleur pendant que son regard se fait plus alarmant.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Agate, parle-moi, murmure-t-il.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai besoin d\u2019espace pour pouvoir reprendre une certaine contenance. Je d\u00e9glutis plusieurs fois pour avaler cette boule coinc\u00e9e dans ma gorge. Une vague de panique me submerge. Dans quelques minutes, je me retrouverai seule. J\u2019inspire et expire le plus calmement possible, puis fixe ses prunelles aux reflets de chocolat.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Je t\u2019ai vu, Enzo, clam\u00e9-je les dents serr\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;De quoi parles-tu&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Il y a maintenant une heure et quarante minutes, tu \u00e9tais attabl\u00e9 avec ta secr\u00e9taire.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Et&nbsp;? Tu sais bien qu\u2019il m\u2019arrive de boire un caf\u00e9 avec elle pour finaliser des projets. Je ne vois pas en quoi \u00e7a pourrait te contrarier.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Ne joue pas au con avec moi, Enzo, cri\u00e9-je, les nerfs \u00e0 vif. Tu ne discutais pas, tu l\u2019embrassais \u00e0 pleine bouche. Je vous ai vus comme je te vois devant moi&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Un panel d\u2019\u00e9motion traverse son regard&nbsp;: de la col\u00e8re, de la frustration, de l\u2019\u00e9nervement. Pourtant, \u00e0 aucun moment je ne distingue le moindre remords. A-t-il vraiment r\u00e9ussi \u00e0 jouer cette com\u00e9die pendant si longtemps&nbsp;? Notre couple ne repr\u00e9sentait-il rien&nbsp;? S\u2019est-il juste servi de moi&nbsp;? J\u2019ai \u00e9norm\u00e9ment de mal \u00e0 le concevoir ou \u00e0 l\u2019int\u00e9grer.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Merde&nbsp;! Dis quelque chose. Nie, crie ou acquiesce, mais r\u00e9agis.<\/p>\n\n\n\n<p>Enzo me regarde me d\u00e9p\u00eatrer dans ma douleur sans m\u00eame amorcer un geste. Mon monde part en fum\u00e9e. Il reste l\u00e0, raide comme un piquet \u00e0 me d\u00e9visager comme si j\u2019avais perdu la t\u00eate. C\u2019est s\u00fbrement vrai apr\u00e8s tout. Je plonge mon visage ruisselant de larmes dans mes mains.<\/p>\n\n\n\n<p>Je voulais me montrer digne. J\u2019aurais souhait\u00e9 une autre fin, un <em>happy end<\/em> comme au cin\u00e9ma et non une chute vertigineuse vers le path\u00e9tique.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Peux-tu cesser de pleurer&nbsp;? \u00c7a me donne mal \u00e0 la t\u00eate, bougonne-t-il en reculant d\u2019un pas.<\/p>\n\n\n\n<p>Abasourdie, je baisse les mains, puis le fixe comme si je le voyais pour la premi\u00e8re fois. Il se tient toujours aussi droit, seulement quelque chose en lui a chang\u00e9. Un petit rien qui bouleverse tout. Il rajuste les extr\u00e9mit\u00e9s de ses manches et repositionne sa cravate bleu roi que je lui ai offerte pour l\u2019un de nos anniversaires. J\u2019ai l\u2019impression qu\u2019il s\u2019\u00e9quipe pour partir en guerre, cela me glace le sang.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;\u00c9coute, d\u2019une certaine fa\u00e7on, cette situation m\u2019enl\u00e8ve une \u00e9pine du pied. \u00c7a fait d\u00e9j\u00e0 un moment que \u00e7a ne va plus entre nous. Nous avan\u00e7ons sur des chemins diff\u00e9rents sans vraiment le reconna\u00eetre. Avec Gladys, on parle le m\u00eame langage. On se comprend rien qu\u2019avec un regard. Donc, tout s\u2019arrange mieux ainsi.<\/p>\n\n\n\n<p>Je re\u00e7ois en plein c\u0153ur l\u2019uppercut que je redoutais. Au fond de moi, je souhaitais une explication sur ce que j\u2019avais vu. Je voulais qu\u2019il me remette des \u0153ill\u00e8res, que l\u2019on poursuive notre vie comme avant, m\u00eame si elle n\u2019incarnait pas la perfection. Ces derniers temps, on s\u2019\u00e9tait \u00e9loign\u00e9s. On ne faisait pratiquement plus l\u2019amour, mais je me raccrochais \u00e0 des d\u00e9tails en me disant que \u00e7a s\u2019arrangerait. Tous les couples ont des crises \u00e0 un moment donn\u00e9. Toutefois, que notre histoire finisse ainsi me tord les boyaux. Ses mots deviennent froids, crus, douloureux et surtout, il n\u2019y a aucun retour en arri\u00e8re possible.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Je constate que tu as d\u00e9j\u00e0 pris les choses en main, formule-t-il en d\u00e9signant ma valise. Je n\u2019en esp\u00e9rais pas tant de ta part. Je suis agr\u00e9ablement surpris de ta maturit\u00e9 dans cette histoire.<\/p>\n\n\n\n<p>Bouche b\u00e9e, ses paroles me transpercent le c\u0153ur. O\u00f9 est pass\u00e9 l\u2019homme avec qui j\u2019ai partag\u00e9 cinq ann\u00e9es de ma vie&nbsp;? Il se montrait tendre, pr\u00e9venant, compr\u00e9hensif, tout le contraire de cet \u00eatre qui me regarde \u00e0 cet instant. Mes pens\u00e9es partent dans tous les sens, je n\u2019arrive pas \u00e0 me sortir de ce brouillard opaque qui m\u2019entoure.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Je suis d\u00e9sol\u00e9e, murmur\u00e9-je en baissant la t\u00eate.<\/p>\n\n\n\n<p>Bordel&nbsp;! Pourquoi j\u2019ai sorti \u00e7a&nbsp;? C\u2019est \u00e0 lui de s\u2019aplatir sur le sol, de me demander pardon&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Pourtant, je ne prononce aucune autre parole. J\u2019aimerais hurler, mais \u00e0 quoi bon&nbsp;? Je demeure sous le choc, ressentant seulement le besoin de partir. M\u00eame si je sais qu\u2019une part de moi pense le regretter, souhaitant se battre pour sauver notre couple, je n\u2019en ai plus la force ou l\u2019envie. Je passe la sangle de mon sac de sport en travers de mon buste, tout en me saisissant de la poign\u00e9e de ma valise \u00e0 roulettes sur laquelle repose le sac-poubelle.<\/p>\n\n\n\n<p>Mes yeux fixant le sol, je vois ses pieds se d\u00e9placer sur le c\u00f4t\u00e9 afin de me laisser passer. Il ne cherche m\u00eame pas \u00e0 me retenir. Je suis s\u00fbre que, si je le lui demandais, il serait ravi de porter mes affaires jusqu\u2019\u00e0 ma voiture. Les larmes recommencent \u00e0 couler sur mon visage. Mes pieds me conduisent le long du corridor en direction de la sortie. Tel un automate, j\u2019attrape ma veste, mon \u00e9charpe, mes gants et mon sac \u00e0 main. Enzo, qui m\u2019a suivie, se donne m\u00eame la peine de m\u2019ouvrir la porte, puis d\u2019appeler l\u2019ascenseur.<\/p>\n\n\n\n<p>Silencieux, nous attendons que la cage de fer arrive pour m\u2019emmener loin de cet appartement qui fut notre nid d\u2019amour.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Quand voudras-tu venir chercher le reste de tes affaires&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Je ne sais pas. On m\u2019envoie \u00e0 l\u2019\u00e9tranger d\u00e8s que j\u2019aurai r\u00e9gl\u00e9 les formalit\u00e9s de voyage, reprends-je p\u00e9niblement.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;OK. Je te les mettrai dans des cartons au garage en attendant.<\/p>\n\n\n\n<p>Je hoche la t\u00eate quand je p\u00e9n\u00e8tre dans l\u2019ascenseur. Au fond de la cabine, le miroir me renvoie une image path\u00e9tique. J\u2019ai honte de moi, car, d\u2019habitude, mon caract\u00e8re respire la passion, la force. Enzo m\u2019a transform\u00e9e en une femme d\u00e9pendante \u00e0 l\u2019amour et je n\u2019aime pas ce que je vois. Je n\u2019ai m\u00eame pas le courage de me r\u00e9volter.<\/p>\n\n\n\n<p>Les portes commencent \u00e0 se refermer quand je plante mon regard dans le sien. Un petit sourire satisfait \u00e9tire ses l\u00e8vres trop fines. C\u2019en devient trop pour moi&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Je t\u2019ai laiss\u00e9 ton cadeau de Saint-Valentin dans la salle de bains, murmur\u00e9-je en \u00e9bauchant un sourire \u00e0 mon tour.<br>Enzo penche l\u00e9g\u00e8rement la t\u00eate, essayant de comprendre si c\u2019est une bonne ou une mauvaise chose. Je vois ses traits se d\u00e9composer, imaginant le pire. Il n\u2019a pas le temps de me poser la moindre question que je disparais sous ses yeux h\u00e9b\u00e9t\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\" id=\"_ftn1\">[1]<\/a> L\u2019ESTA est&nbsp;une autorisation de voyage \u00e9lectronique obligatoire pour les ressortissants de pays participant au&nbsp;Programme d\u2019Exemption de Visa (comme la France)&nbsp;souhaitant se rendre aux \u00c9tats-Unis pour un s\u00e9jour touristique ou d\u2019affaires de 90 jours maximum<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref2\" id=\"_ftn2\">[2]<\/a> Terme pour le harc\u00e8lement moral.<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\">Disponible le 16\/04\/2026<\/h2>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e9couvrez en exclusivit\u00e9 les premi\u00e8res pages de \u00ab\u00a0Trapper&rsquo;s Love\u00a0\u00bb par Azalyne Margot ! Elle voulait fuir l\u2019amour. Il avait jur\u00e9 de ne plus jamais y croire. Quand Agate surprend son compagnon dans les bras d\u2019une autre, tout s\u2019effondre. Bris\u00e9e, elle accepte \u00e0 contrec\u0153ur un reportage en Alaska, loin de tout. 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